Comment notre inconscient nous rend malade

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« Pendant la Première Guerre mondiale, le Dr Groddeck, médecin de Bismarck, et psychanalyste contemporain de Freud, avait déjà remarqué certaines coïncidences: il raconte notamment qu'en Allemagne les épidémies d'otite survenaient lorsque les nouvelles du front étaient... mauvaises »  

« Lorsque vous achetez une voiture bleue, lorsque vous vous cognez la tête, quand vous vous brûlez la peau par inadvertance ou encore lorsque vous oubliez d'éteindre votre four, vous ne réalisez pas immédiatement que cet incident a été parfaitement programmé, et mis en scène par votre cerveau inconscient dans le but de compenser une souffrance intime restée inavouée »

« Quand vous choisissez un métier ou une robe, vous ne réalisez pas que vous cherchez à calmer une souffrance intime, personnelle ou familiale »


« Sa petite fille est donc née avec une tâche brune au niveau du premier espace interosseux droit: le soleil (= le père) avait provoqué un brunissement (symboliquement il était donc présent) au contact de la mère et de l'enfant. Le manque de présence au travail venant du père, la lésion pigmentée siégeait à droite (il imposait son absence à sa femme). Le manque de contact étant lié à la grossesse, c'est l'enfant à venir qui "consolait" sa mère par son symptôme »


« Plus la séparation (l'absence de contact) est ressentie comme froide, plus la douleur provoquée par la brûlure accidentelle est intense. Plus l'absence est longue, diffuse, imprécise, plus elle se manifeste par de véritables coups d'aiguilles très localisés (névralgies). Par le mécanisme de la compensation symbolique, le cerveau nous détourne de la douleur morale vécue dans la réalité vers une douleur physique, équivalent symbolique d'un fort contact souhaité »

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~ Avant propos ~
Le «pourquoi» d'une maladie

Pourquoi avons-nous de la publicité?
▶ Un monsieur demande à son bureau de Poste un changement d'adresse pour une durée d'un an. Aussitôt après, il reçoit à sa nouvelle adresse des messages de bienvenue: Carrefour lui offre un bon d'achat de 5 euros, SuperU lui propose une réduction de 10 euros, Le Télégramme lui donne un abonnement d'essai gratuit de 14  jours, etc., etc. Dans tous les cas, il s'agit de créer un «bon souvenir» (une empreinte positive) chez le futur client et de le conditionner favorablement par rapport à une marque commerciale pour que, inconsciemment, ce «bon souvenir» le ramène à l'enseigne qui a fait la publicité. Les techniques du marketing connaissent parfaitement le fonctionnement du cerveau de l'être humain pour le conditionner à devenir un client. Pavlov a fait des émules.

Pourquoi déclenchons-nous des maladies?
▶ Un médecin généraliste diagnostique une scarlatine sur un enfant. Mais il ne sait pas lui poser la bonne question: «De quelle personne(s) as-tu été obligé de te séparer, personne(s) que tu as maintenant retrouvée (ou que tu devais retrouver)?». Le conditionnement de l'apparition de la scarlatine est en effet lié à un mauvais souvenir, celui d'une séparation forcée et temporaire, le plus souvent familiale. La scarlatine est une compensation symbolique inconsciente de la frustration ressentie et non exprimée au moment où le sujet est contraint à cette séparation. Elle est automatiquement mise en place par le cerveau inconscient quand sont prévues les retrouvailles, si la personne n'a toujours pas osé dire ce qu'elle a ressenti quand on lui a imposé la séparation. Pourtant le médecin «normal» ne connaît pas ce processus et ne peut l'utiliser pour raccourcir le temps des manifestations de la maladie infectieuse de l'enfant et éventuellement éviter les complications. Heureusement, il a dans sa trousse de la pénicilline.

Manifestation du «non-dit»?
Ce qui culpabilise un sujet et l'empêche d'en parler (il ou elle n'ose le dire à personne) va être caché peu ou prou dans son inconscient. Si ce mauvais souvenir est réveillé, son cerveau INCONSCIENT va automatiquement lui créer un alibi SYMBOLIQUE parfaitement adapté. Cela peut être une maladie, un accident, un changement de caractère... Si cette culpabilité persiste, car toujours non avouée, elle est transmise dans l'espace (la famille, le milieu social et tout ce qui représente l'inconscient collectif) mais aussi dans le temps (de génération en génération) à d'autres inconscients (ou inconscient collectif) qui vont fournir cet alibi. Les enfants passent leur vie à tenter d'effacer symboliquement les culpabilités non avouées de leurs parents (provoquant des manifestations dites transgénérationnelles). En fait ils sont dans une véritable prison familiale. Ce n'est pas toujours le mal qui se manifeste comme alibi. Ce peut-être la mode (voitures 4x4, barbe de trois jours ou collier et moustache, piercing, tatouages...). Ce peut-être un goût prononcé (pour l'art, la nourriture, le sport, besoin de collection, etc.). Cela peut être un comportement systématique (arriver en retard, arriver en avance, ne pas terminer les taches entreprises...).

Pourquoi le bien? Lorsque le sujet vit dans la vérité, reconnaissant ses limites, accueillant la réalité même si celle-ci est très frustrante ou brutale (avec la notion de manque), exprimant son inavouable, son fonctionnement cérébral est totalement différent. Grâce à la confidence (l'aveu de sa faiblesse), le sujet n'est plus manipulé par son inconscient ni par les inconscients des autres.  S'il avoue ce qu'il n'a jamais dit à personne, il provoque la disparition de la compensation symbolique inconsciente qui s'était mise en place (le symptôme, un alibi automatique) si celle-ci est réversible. Car malheureusement, à priori, un doigt coupé ne repousse pas.

Une autre explication bien plus perturbante ▶ Pourquoi cette noyade en bord de mer d'une fillette de 11 ans? Parce qu'elle a gardé sans rien dire le souvenir d'une colère de son père qu'elle avait provoqué à 5 ans et demi (la moitié de l'âge de 11 ans) en cassant un objet précieux à ses yeux? «Tu fais toujours des bêtises et d'ailleurs, à ta naissance, tu as failli tuer ta mère». Effectivement, la maman avait fait une hémorragie sévère au moment de l'accouchement, hémorragie qui avait mis sa vie en danger. Des propos extrêmement violents du père qui ont condamné l'enfant au silence, car trop jeune pour répliquer.
Ce souvenir va se réveiller à 11 ans quand la fillette se trouve en vacances chez ses grands parents paternels, loin de son père violent. La mer est symboliquement «la mère» et aussi une poche des eaux. En ne sortant pas de la poche des eaux, en ne naissant pas symboliquement hors de l'eau de mer, donc en mourant réellement noyée, elle ne peut plus être coupable de mettre en jeu la vie de sa maman à sa naissance! C'est aussi cela la compensation symbolique inconsciente.

Redoutable symbole et alibi de pacotille. Sans le savoir, nous sommes tous condamnés à vivre en permanence au passé compensé. Osons donc en prendre conscience pour mieux vivre.

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~ 1 ~ 

 Sapere Aude 

( ose savoir )

C'est l'injonction du poète Horace (Quintus Horatius Flaccus) que je transmets au lecteur qui veut découvrir la Compensation Symbolique Inconsciente (CSI en abrégé) qui mène notre univers. Comprendre la mécanique infernale du mal, du futile, c'est franchir une étape indispensable pour accepter la mort à soi-même et se donner les moyens de subir un retournement de l'esprit et du cœur (une conversion), pour se laisser conduire vers «le bien que je voudrais faire mais que ma chair ne peut pas faire». 

Le lecteur va découvrir les coulisses du malheur et le rôle du cerveau inconscient qui le mène chaque jour par le bout du nez sans qu'il en ait le moindre doute. Vous allez comprendre comment l'homme est lui-même à l'origine de ses propres ennuis et de ses malheurs, mais aussi à l'origine des misères de sa famille et comment il contribue, sans le savoir, à la misère de l'univers. 

Du hasard à la maladie 

En août 1984, j'ai assisté à un miracle (c'est-à-dire une guérison non explicable par les données scientifiques médicales actuelles). Je travaillais pour quelques jours au centre spirituel de Paray-le-Monial en tant que médecin des pèlerins: bobos à soigner, infections diverses, douleurs, malaises... Un soir, j'ai conduit à la prière une dame âgée paralysée des jambes, clouée sur son fauteuil roulant depuis des années. Elle ne pouvait plus marcher et les médecins lui avaient prédit qu'elle ne récupérerait jamais sa marche car les séquelles neurologiques étaient définitives. 

Le lendemain après-midi, pendant l'exposition du Saint Sacrement, j'ai pourtant vu cette femme se remettre à marcher et se diriger seule vers l'autel. Certes, ses pas étaient encore mal assurés, mais elle pouvait se tenir debout et déambuler sans aide: pas de soutien, pas de déambulateur, pas de canne. Pour le neurologue pur et dur, formé à la Salpêtrière que j'étais, ce fut comme un coup de tonnerre. Les séquelles irréversibles s'étaient amendées du jour au lendemain. 

Pour ma part j'ai reçu la vision de cette guérison miraculeuse comme un appel à me lancer dans une recherche nouvelle, avec des nouveaux «pourquoi»? Pourquoi cette femme avait-elle une paralysie? Pourquoi la régression imprévisible de cette paralysie s'est-elle produite dans un haut lieu de la prière?

L'année suivante, en 1985, j'ai quitté définitivement le monde hospitalier pour réfléchir tranquillement et en toute liberté au sens éventuel de la maladie. Et pendant une trentaine d'années, seul dans mon cabinet de neurologie libérale, j'ai enquêté systématiquement sur les circonstances de survenue des événements affectant la santé. La faculté de Médecine m'avait inculqué la toute-puissance des gènes, la notion de facteurs de risque incontournables. Elle m'avait appris à soigner les symptômes mais pas à faire des miracles. Elle m'avait appris à raisonner sur les mécanismes biologiques des maladies mais elle m'avait laissé sur ma faim car elle n'avait aucune réponse à mes pourquoi(s). Pourquoi cette maladie? Pourquoi chez cette personne? Pourquoi à ce moment-là?

Peu à peu, ce sont les malades qui m'ont enseigné et qui m'ont permis de progresser sur le chemin de cette quête de sens du symptôme. Peu à peu, la maladie m'est apparue comme une réponse automatique mise en place par notre cerveau inconscient pour faire face au réveil d'un mauvais souvenir: le traumatisme psychique ou la blessure que nous avions tenté d'emmurer dans notre inconscient, se réveillant, il fallait trouver une nouvelle réponse pour tenter de rétablir l'équilibre. 

Mais pas n'importe laquelle! 

À l'analyse, cette réponse du corps (ou la réponse du psychisme) ressemblait de moins en moins à un dysfonctionnement ou à un dérèglement quelconque lié au hasard. Après 20 ans de recherche, la maladie s'est avérée être, au contraire, une compensation symbolique très spécifique, une nouvelle tentative pour combattre la dévalorisation ou la culpabilité insupportable ressentie lors du traumatisme psychique initial. Le symptôme n'est qu'un alibi symbolique rendant impossible la culpabilité réveillée. Prenons deux exemples: 

▶ un homme devenu aveugle ne peut plus voir la scène d'horreur à laquelle il a assisté, impuissant, se sentant coupable de n'avoir rien pu faire pour l'éviter.

▶ une anesthésie de la peau ne permet plus de ressentir le contact désagréable et humiliant qui a été vécu dans la réalité. 

Cette compensation inconsciente automatique est doublement absurde car elle fournit un alibi qui n'en est pas un: il survient «après coup» alors que le traumatisme psychique a déjà fait sa victime, et deuxièmement, ce faux alibi n'est que de nature symbolique: il ne répare pas la souffrance et la culpabilité réellement ressenties. On fait «comme si» avec un symptôme... Seul l'aveu et la prise de conscience de cette dévalorisation qui n'a jamais été dite à personne, peut interrompre le processus de compensation symbolique inconsciente, peut arrêter la maladie quelle qu'elle soit. 

Grâce à cet aveu, c'est le cerveau du conscient qui reprend la main pour gérer le traumatisme psychique vécu et, de ce fait, l'action spontanée de compensation du cerveau inconscient se trouve interrompue. On observe la disparition totale du symptôme lorsqu'elle est possible, c'est-à-dire la guérison.

En tant que médecin ayant pratiqué des dizaines de milliers d'heures d'écoute, la maladie n'est pas un dysfonctionnement survenant par hasard ou à cause de facteurs de risque mais une Compensation Symbolique Inconsciente automatique survenant comme une nécessité. En cela, elle s'oppose aux compensations symboliques conscientes prévues notamment dans l'organisation de la vie sociale: peines prononcées par le juge, indemnisations des victimes, allocations pour les personnes défavorisées, assurances diverses.

Fort du sens de la maladie, j'ai commencé à chercher d'autres manifestations de compensation inconsciente et j'en ai trouvé à foison, dans tous les domaines de la vie quotidienne, personnelle ou collective. Mais je doute qu'un lecteur non expérimenté soit d'emblée en accord avec cette proposition. Ces notions de compensation symbolique, les codes inconscients qui la régissent sont sans doute trop nouveaux  et très intrigants pour vous, mais rassurez-vous, elles sont aussi méconnues des experts que des professionnels de la psychologie. 

Sigmund Freud n'avait fait qu'effleurer le sujet de la compensation au début de son œuvre, sans poursuivre car il n'avait pas trouvé la clef de lecture symbolique qui convenait. De même, le psychiatre suisse Carl Gustav Jung est allé jusqu'à nier les liens de causalité entre deux situations pour en faire des synchronismes ou des coïncidences car il n'avait pas, lui non plus, la clef de lecture symbolique. C'est ainsi qu'il a développé la psychologie analytique avec notamment la notion de synchronicité. Une synchronicité, c'est la survenue simultanée d'au moins deux événements qui n'ont pas de lien de causalité mais dont l'association prend sens pour la personne qui les perçoit. 

Jung ajoute cependant une réserve capitale: ce sont des «coïncidences, qui ne sont pas rares, d'états de fait subjectifs et objectifs qui ne peuvent être expliquées de façon causale, tout au moins à l'aide de nos moyens actuels»1. Mais il avait bien appréhendé l'importance de ce mécanisme de compensation. Dans les types psychologiques, il écrit qu'«entre le processus conscient et le processus inconscient il existe un rapport de compensation»2. Il définit la compensation comme «une équilibration fonctionnelle, une sorte d'autorégulation de tout l'appareil psychique, qui corrige ainsi, ou tente de corriger l'exclusivisme de l'attitude générale dû aux fonctions conscientes»3. Mais cette correction est loin de réussir dans tous les cas. 

L'astrophysicien Hubert Reeves va plus loin dans la remise en question des coïncidences. Il qualifie de «risquée» l'exploration de l'a-causalité puisqu'un «événement est dit a causal jusqu'à ce qu'on ait découvert sa cause. C'est-à-dire son appartenance au monde des causes et des effets». Le docteur Groddeck est à ma connaissance le seul médecin psychanalyste du début du XXe siècle qui a bien débroussaillé cette voie de la compensation symbolique dans la maladie, malheureusement sans faire énormément de disciples. 

À l'heure actuelle, les médecins ne savent pas encore que la plupart de nos maladies (pour moi, techniquement toutes les maladies) sont des compensations symboliques inconscientes. Derrière une angine, ils voient seulement l'œuvre d'un méchant microbe, par exemple celle d'un streptocoque bêta hémolytique auquel l'immunité du malade n'a pas pu faire face (par faiblesse). Les chirurgiens orthopédiques, non plus, ne savent pas que les accidents et les fractures des os sont aussi des ruptures symboliques pour ceux qui n'ont pas osé exprimer ouvertement leurs désaccords jusqu'à ce qu'ils soient entendus. 

Les prêtres et les maîtres à penser du bien-être ne savent pas que le chemin de notre vocation terrestre réside aussi dans une compensation symbolique «altruiste» de nos souffrances infantiles. Les magistrats ne savent pas que coupable et victime sont en réalité complices par le jeu de leurs relations inconscientes de «cerveau à cerveau». Les hommes politiques ignorent qu'ils compensent eux-mêmes leurs souffrances d'enfant avec leurs idéaux et leurs croyances. C'est également l'inconscient, mais à un niveau collectif, qui mène les peuples sur le chemin de conflits inextricables qui sont aussi des compensations inexplicables du fait de leur caractère symbolique. 

Pourquoi par exemple, en France, les travailleurs du pétrole (dockers, raffineurs, distributeurs) ont-ils apparemment été plus concernés par les projets de nouvelles lois sur les retraites que les cheminots ou les postiers? Pourquoi ont-ils poussé leur grève à son paroxysme en octobre 2010 en privant de pétrole tous les Français? Nous verrons que, là aussi, c'est par un mécanisme de compensation symbolique. 

De même, en 2017, la France politique été atteinte d'une «macronite», une épidémie politique imprévue mais inéluctable qui a permis à seulement 13% des personnes inscrites sur les listes électorales de prendre le pouvoir dans un pays qui prône la démocratie. Mais il fallait compenser la honte concernant les «vieux» hommes politiques qui n'ont pas tenu leurs promesses, qui ont trompé leurs électeurs, et qui ont aussi dérogé aux règles de la bienséance (règles de l'honnêteté financière comme avec l'affaire Cahuzac, de la fidélité conjugale...). 

Pour compenser automatiquement ces échecs successifs, il fallait un homme sans antécédents de vie politicienne compromise donc n'ayant pas eu de mandat électoral, un homme bien connu de la finance (car l'argent est symbolique de l'identité forte à laquelle on peut se fier) pour déculpabiliser les candidats élus à la Présidence de la République, humiliés par leurs échecs, humiliés d'avoir trompé leurs électeurs traditionnels. C'est bien ce mécanisme de compensation sous la dépendance de l'inconscient collectif qui s'est automatiquement mis en place de façon inattendue pour évacuer les mauvais souvenirs des Présidents de la République successifs.

Qu'est-ce que le hasard? 

Pour le commun des mortels, c'est le hasard qui régit notre univers et tout ce qui paraît fortuit. Le mot «hasard» vient de l'arabe az-zahr qui signifie jeu de dés. Le hasard, c'est l'impossibilité de prévoir avec certitude la face du dé qui va se révéler une fois jeté. Le hasard, par définition, c'est ce qui ne correspond à aucun principe de détermination, à aucune cause particulière identifiée. 

Il m'a donc paru intéressant  de commencer cette enquête sur l'inconscient par un tour d'horizon sur ce que l'on appelle le hasard, faute de connaître précisément les principes de fonctionnement du cerveau inconscient. 

«Le hasard, c'est le purgatoire de la causalité» disait Jean Baudrillard. La notion de hasard tient à notre incapacité d'appréhender complètement certains phénomènes dans leur complexité naturelle apparente et donc à les prévoir infailliblement. Cette impossibilité de prévoir constitue souvent un péril potentiel pour l'être humain. Il est à la merci de ces phénomènes incompris et, a priori, apparemment incontrôlables. À chaque instant, il risque de devenir la victime d'un prédateur, d'un accident, d'une épidémie, d'une catastrophe. Néanmoins, le hasard a parfois d'autres visages plus sympathiques que celui de la menace, en fonction des circonstances et des événements. Selon les cas, on parlera de providence, de destin, de congruence, de synchronicité, de fatalité, de chance, de manque de chance, etc. Parfois, le hasard peut même devenir véritablement excitant, notamment lorsqu'il s'agit de jeux... de hasard.

Au fil du temps, avec l'accroissement des connaissances, on a vu, heureusement, une évolution dans la compréhension du hasard. Beaucoup d'événements actuels auraient été considérés autrefois comme un hasard. Ils ne le sont plus actuellement. Par exemple, les astronomes nous ont appris à prévoir le passage de certaines comètes près de la terre ou la survenue des éclipses de soleil ou de lune. Des découvertes scientifiques, psychologiques ou socioculturelles,  expliquent aujourd'hui des événements qui deviennent dès lors «normaux» ou tout au moins «logiques» ou même «attendus». 

Depuis que l'écriture existe, les auteurs ne se sont d'ailleurs pas privés pour commenter le hasard. Beaucoup n'hésitent pas à y voir la main de Dieu (ou du diable) de façon certaine ou seulement d'un peut-être. Sébastien Roch Nicolas de Chamfort: «Quelqu'un disait que la Providence était le nom de baptême du Hasard, quelque dévot dira que le Hasard est un sobriquet de la Providence»; «Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer» selon Théophile Gautier; «Ce que nous appelons hasard, c'est peut-être la logique de Dieu» selon Georges Bernanos; «Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito» ou encore, «Hasard» est le nom que Dieu prend quand il ne veut pas qu'on le reconnaisse» selon Albert Einstein. Mais comme beaucoup d'entre-nous, lorsque je vois à la télévision les images d'une catastrophe ou d'un accident, j'ai du mal à y reconnaître l'œuvre de Dieu sur ces victimes d'un hasard infernal. Dieu n'est certainement pas un «accidenteur»... C'est le mal qui frappe l'humanité et la révolte devant ce mal qui nous empêche de deviner et de découvrir son amour «tout puissant». 

Les opinions qui ont retenu ma faveur sont celles qui ne voient dans le hasard qu'une nécessité, même si la règle qui provoque la rencontre de deux (ou de multiples) déterminismes reste encore voilée depuis la nuit des temps. Ainsi, selon Paul Éluard «Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous»; «Le hasard, ce sont des lois que nous ne connaissons pas» pour Émile Borel; «Partout où le hasard semble jouer à la surface, il est toujours sous l'empire de lois internes cachées, et il ne s'agit que de les découvrir.» selon Friedrich Engels; «Il n'y a point de hasard dans le gouvernement des choses humaines, et la fortune n'est qu'un mot qui n'a aucun sens» pour Bossuet.

En revanche, l'intervention de l'inconscient humain introduite par André Breton, n'est pas pour me déplaire: «Le hasard serait la forme de manifestation de la nécessité extérieure qui se fraie un chemin dans l'inconscient humain»;  mais c'est la formulation d'une causalité universelle d'Ostad Elahi, un philosophe iranien, qui a ma faveur: «Le hasard n'existe pas, tout a une cause et une raison d'être». 

Bien sûr, il importe de démontrer cela sérieusement et scientifiquement. Cette formule a le mérite de la simplicité et de l'humilité devant notre grande ignorance. Encore faut-il voir la différence entre, d'une part, une cause et son effet, toujours intimement liés dans 100% des cas, et, d'autre part, un facteur de risque qui représente seulement un terrain propice à la manifestation d'un phénomène. Avec un facteur de risque, il n'y a pas toujours l'effet ou même rarement l'effet. En revanche lorsqu'on a la cause première, on a toujours l'effet, et réciproquement. Exemple:

▶ Si le tabac est la cause première du cancer du poumon, la première bouffée de cigarette devrait donc donner le cancer du poumon tout comme l'interrupteur fait briller la lampe dans la pièce lorsqu'on l'active. Or, on ne retrouve pas toujours le tabagisme actif, ou même passif, chez tous ceux qui font «le» cancer du fumeur. Il importe donc de cherche obligatoirement la cause directe ailleurs. La seule attitude scientifique honnête, consiste à reconnaître avec humilité notre ignorance et d'accepter de repartir de zéro pour comprendre la raison d'être dans la survenue de ces phénomènes. Mais l'être humain a pris l'habitude de rechercher un coupable extérieur à lui-même depuis la nuit des temps et il l'affirme fort: «Fumez tue», tout comme il pourrait dire «Vivre tue» plus sûrement. Et justement, nous allons voir que dans la vie de chaque famille, les compensations symboliques inexorables prennent souvent une allure dramatique: maladies et accidents graves, fausse couche ou «besoin» d'avortement, mort précoce, violences, séparation des couples...

Bien sûr, si vous lisez ce livre jusqu'à la fin, votre vision du monde risque d'être totalement bouleversée. Vous allez comprendre le sens de certains événements plus ou moins malheureux de votre propre vie personnelle ou familiale qui, jusqu'à présent, vous semblaient liés au hasard, à la providence ou tout simplement à la malchance. 

Derrière vos choix longuement mûris, derrière les incidents et accidents, derrière vos imprévus, vous allez découvrir la manipulation de votre conscience par un «consortium» inconscient redoutable de ruse et d'habileté. 

Comment cela est-il possible?  Peut-on y remédier? 

Les cerveaux inconscients profitent de l'ignorance de leur activité par les cerveaux conscients. Les inconscients sont en permanence en communication, dans une totale complicité, procurant au fur et à mesure les compensations qui conviennent notamment de génération en génération. 

Nous verrons que seule la vérité, la force morale d'avouer nos faiblesses, nos torts et nos culpabilités permet d'interrompre ces rouages absurdes et souvent dramatiques de compensation qui gouvernent l'humanité. 

Pour vivre en harmonie dans l'univers avec toute la création, l'homme se doit d'être respectueux d'autrui et vrai, d'être serviteur au lieu de chercher à dominer comme le font les animaux et tous les prédateurs. 

Au fil du temps, l'homme doit devenir capable de dire humblement devant un autre: «Je» quand il est coupable, malhonnête, incompétent, égoïste, maladroit, idiot... et il lui faut abandonner définitivement l'habitude d'accuser l'autre: «Mais c'est de ta faute si!». L'homme devra apprenne à dire «c'est de ma faute si...» (car c'est toujours la réalité au niveau inconscient) et à comprendre pour quelle raison véritable, autrui l'a offensé. 

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Table des matières

11 ~ Avant propos: «Pourquoi»

14 ~ 1 SAPERE AUDE! «Ose savoir!»

24 ~ 2 La petite fille aux lunettes rouges: du symbole à la souffrance inavouée

34 ~ 3 Une chute «nécessaire»?

39 ~ 4 La «deuxième» fois

51 ~ 5 Les symboles du corps. Méthode de recherche 

73 ~ 6 La gifle

80 ~ 7 D'autres brûlures au cas par cas

86 ~ 8 Autres désaccords, autres accidents 

91 ~ 9 Les racines familiales d'un accident

95 ~ 10 Connaître le symbolisme du corps

101 ~ 11 Connaître le symbolisme des couleurs

111 ~ 12 La compensation par les vêtements du corps

125 ~ 13 L'argent, symbole d'identité

133 ~ 14 Nos amies les bêtes

142 ~ 15 Pour comprendre les drames, chercher la culpabilité non exprimée.

146 ~ 16 Médiumnité, intuition, prémonition

148 ~ 17 Les croyances

154 ~ 18 Dénouer les liens. Changer de regard

161 ~ 19 Les bonnes recettes des relations familiales: coupable mais irresponsable

177 ~ 20 Quand l'imaginaire compense: Les rêves

180 ~ 21 Vie familiale: grossesses interrompues

188 ~ 22 Vie Familiale: l'enfance

199 ~ 23 Prévoir les compensations

210 ~ 24 La conscience ne répond plus?

219 ~ 25 Inconscient collectif et compensation symbolique

227 ~ 26 Coluche: la fin d'une trajectoire

232 ~ Conclusion

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Les maladies abordées dans ce livre: 

agénésie des doigts, 

agénésie du muscle grand pectoral (syndrome de Poland),

anesthésie cutanée,

angine, 

angiome tubéreux, 

annulaire (blessure du), 

anxiété, 

aveugle, 

avortement, biceps,

brûlures cutanées, 

cancer du poumon,

cancer du cerveau, 

cerveau stratégique, 

coarctation de l’aorte, 

col de l’utérus (cancer), 

colon (cancer du), 

délire, 

extenseur du pouce (rupture),

facteurs de risque, 

fractures (du bassin, du cubitus, du péroné, scaphoïde, du sternum), 

hépatite, 

index (section doigt), 

irradiations atomiques, 

IVG, 

lombalgies, 

majeur (blessure du doigt), 

malformations congénitales, 

métastases hépatiques, 

MonoNucléose Infectieuse, 

nerf musculo-cutané, 

otite, 

phobie des animaux, 

pigmentation cutanée, 

prolapsus utérin, 

prostate (cancer de la), 

rubéole, 

scarlatine, 

spina bifida, 

sclérose en plaques (SEP), 

strabisme, 

streptocoque,

transposition des gros vaisseaux,

vertiges.